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Manifeste pour la reconquête d'une école qui instruise

Le Manifeste vise à regrouper tous ceux qui veulent en finir avec l'entreprise de destruction systématique de l'école qui instruit et émancipe !

Vous trouverez sur le site : les appels adoptés, les initiatives et les bulletins rassemblant les contributions à la discussion.

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Pour soutenir financièrement le manifeste :

FAITES UN DON AU MANIFESTE, en cliquant ICI

(Anonyme, compris entre 0,50 et 250 €)

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Rencontre nationale samedi 17 mars à 14h à Paris

La 3e rencontre nationale du 17 mars organisée par le Manifeste pour la reconquête de l'école qui instruise autour de l'appel Ne touchez pas au Baccalauréat, a réuni à la tribune comme dans l'assemblée toutes celles et tous ceux qui sont concernés par les réformes en cours (enseignants du primaire, du secondaire, enseignants-chercheurs de l'université, lycéens, étudiants, parents d'élève, travailleurs).
 
A l'issue de cette rencontre, un appel (A lire ICI) fut adopté à l'unanimité des 160 personnes présentes dans l'assemblée.
 
Le constat est clair : Impossible de laisser faire !
Une conclusion s'impose : nous devons nous adresser à tous pour être entendus, pour faire en sorte que le Baccalauréat ne disparaisse pas sous les coups du gouvernement et que ce combat essentiel ne soit pas laissé de côté. Partout, dans les établissements, les services, les ateliers, sur tous nos lieux de travail et dans les manifestations, faisons signer massivement la pétition. A lire ICI  - télécharger ICI

 

COMMUNIQUÉ DU 12 MARS 2018

Téléchargez le communiqué en PDF en cliquant ICI

Le ministre publie les projets de texte d’application de la réforme du baccalauréat

Impossible de laisser faire !

Non au contrôle continu ! Ne touchez pas au baccalauréat !

Le ministre Blanquer vient de publier les premiers projets de texte réglementaires visant à appliquer son projet de réforme du baccalauréat et du lycée qui seront examinés au Conseil Supérieur de l’Education du 21 mars.

Le ministre commence par publier les textes sur le baccalauréat. C’est l’aveu que la « réforme » du baccalauréat est la condition de la réforme du lycée et de la sélection à l’université.

Ces premiers textes introduisent le contrôle continu dans l’examen du baccalauréat. C’est l’aveu que l’introduction du contrôle continu est le cœur de la réforme du baccalauréat, clef de voûte de tout le système éducatif.

Nous publions un extrait de ces textes.

Code de l’éducation actuel

Projet Blanquer

Notre commentaire

Article D.334-4 :

L’examen du baccalauréat comprend des épreuves obligatoires et des épreuves facultatives. […]

Article D. 334-4

[…] L’évaluation des enseignements obligatoires repose sur des épreuves terminales et sur des épreuves de contrôle continu tout au long du cycle terminal. […]

  

Le projet Blanquer introduit le « contrôle continu » qui n’existait pas jusque-là.

Article D.334-9 :

Au cours des épreuves de l’examen du baccalauréat général organisées à la fin de l’année scolaire, les membres du jury ne peuvent pas examiner leurs élèves de l’année en cours.

Les épreuves écrites sont corrigées sous couvert de l’anonymat.

 

Le jury délibère sans avoir connaissance des nom et prénom du candidat ainsi que du nom de son établissement d’origine.

Article D.334-9 :

 Au cours des épreuves de l’examen du baccalauréat général organisées à la fin de l’année scolaire, les membres du jury ne peuvent pas examiner leurs élèves de l’année en cours.

 

Les épreuves terminales écrites et les épreuves communes de contrôle continu sont corrigées sous couvert de l’anonymat.

Le jury délibère sans avoir connaissance des nom et prénom du candidat ainsi que du nom de son établissement d’origine.

 

  

Le projet ne mentionne pas les épreuves passées en contrôle continu, pourtant introduites par l’article précédent. Un enseignant pourrait donc avoir à « examiner » ses propres élèves.

Les épreuves écrites passées en contrôle continu mais qui ne sont pas « des épreuves communes » peuvent être corrigées sans « l'anonymat » .

Et pour le grand oral ?

A partir du moment où il y aurait des règles différentes pour le contrôle continu d’un établissement à l’autre, cette règle est vidée de son contenu.

 
Notre rencontre aura pour objet de réaffirmer la revendication qui nous rassemble : "Ne touchez pas au Baccalauréat ! Non au contrôle continu". Elle aura pour objet de réaffirmer qu'en défendant le Baccalauréat, nous défendons un acquis, nous défendons le droit pour les jeunes d'étudier dans la filière universitaire de leur choix, nous défendons l'existence de diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, nous défendons le droit pour les jeunes générations d'avoir accès à une instruction basée sur des programmes et horaires nationaux...

Mais elle aura aussi pour objet, à partir de notre regroupement, de décider des initiatives à prendre pour défendre le bac et d'être ainsi partie prenante du mouvement d'ensemble qui cherche à résister à l'offensive généralisée en cours contre tous les droits et les acquis.

 

COMMUNIQUÉ DU 20 FÉVRIER 2018

 Téléchargez le communiqué en PDF en cliquant  ICI

Ne touchez pas au Baccalauréat !

Avec l’adoption du projet de loi ORE et le projet de « réforme » Blanquer du Baccalauréat et du lycée, le ministre renforce son offensive contre le Baccalauréat, 1er grade universitaire, diplôme national organisé autour d’épreuves nationales, terminales, anonymes !

Loin d’avoir atténué les conclusions du rapport Mathiot, le ministre Blanquer a présenté le mercredi 14 février un projet de réforme qui, conjugué à l’adoption de la loi ORE (orientation et réussite des étudiants) le 15 février par le parlement, constitue une véritable déflagration menaçant toute l’école de la République :

  • L’introduction massive du contrôle continu et la mise en place d’ « enseignements à la carte » détruit en effet le Baccalauréat National, auquel est substitué un « Bac Maison », à savoir un Bac différent d’un lycée à l’autre, d’un élève à l’autre… Dans le même temps, la loi ORE instaure la sélection pour répondre aux contraintes budgétaires des universités autorisées à fixer des « capacités maximales d’accueil ». Le Bac était avant cette loi un acquis garantissant à tous les jeunes bacheliers, quel que soit le quartier dans lequel ils vivent, le droit de s’inscrire dans la filière universitaire de leur choix. Il pourra d’autant moins le redevenir s’il devient local. Avec la loi ORE, l’accès à l’université dépend en effet de « la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation antérieure et ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation. » (Article 1er de la loi ORE). Le Bac devient un chiffon de papier.
  • Ce projet de contre-réforme fait suite à toutes celles des gouvernements antérieurs concernant l’Education Nationale : réforme dite « Chatel » des lycées, réforme des rythmes scolaires, réforme des collèges pour citer les dernières. Elle s’inscrit donc dans la continuité des politiques menées par les différents gouvernements de la Vème République et dénoncée dans le Manifeste pour la Reconquête d’une école qui instruise, lequel de fait garde sa pleine actualité.
  • Mais ce projet de contre-réforme Blanquer constitue un pas qualitatif certain dans le démantèlement de l’école de la République, source d’égalité des droits. Jusqu’à présent clé de voûte de l’école publique, le Bac national oblige l’Etat à garantir à chaque élève, indépendamment de son lieu de résidence, donc indépendamment de son appartenance à telle ou telle classe sociale, de recevoir, pour une filière donnée (S, ES, L), la même instruction avec le même programme, avec des professeurs affectés dans chaque lycée pour chaque matière faisant l'objet d'une épreuve au Bac. Avec le projet Blanquer, c’est l’élève qui porterait la responsabilité de construire son parcours en fonction de ce que chaque lycée décidera de proposer dans le cadre des moyens qui lui seront affectés. C’est l’élève qui porterait donc la responsabilité de ne pas répondre aux attendus fixés par les filières universitaires, et serait dès lors considéré comme responsable de sa non-sélection.

C’est la porte ouverte à une véritable inégalité entre les élèves, suivant leur origine sociale, leur lieu d’habitation et de scolarisation. C’est la porte ouverte à une pleine application de la loi ORE dont l’objet est, par la sélection, d’interdire à des milliers de jeunes l’accès à l’université et à la filière universitaire de leur choix.

  • Ce projet de contre-réforme fait voler en éclat l’année scolaire : en terminale, les dernières épreuves de contrôle continu auraient lieu en décembre. Une fois qu'une matière a été évaluée, on ne va plus en cours. A partir de janvier, il ne restera plus que 3 matières : les 2 matières choisies comme spécialité évaluées nationalement fin avril et la philosophie en juin. il y aurait des mois entiers de cours remis en question, des milliers d’heures de cours disparaîtraient. Ce projet de contre-réforme ne pourra donc qu’entraîner suppressions de postes et remise en cause totale des statuts particuliers nationaux des enseignants

Le secrétariat d’animation du Manifeste pour la Reconquête d’une école qui instruise décide d’organiser une rencontre nationale autour de l’appel « Ne touchez pas au Baccalauréat ».

Enseignants, lycéens, étudiants, parents, salariés, syndicalistes, élus… : nous sommes tous concernés ! C’est pourquoi nous nous adressons à tous.

Impossible de laisser faire !

Pour la défense du Baccalauréat comme diplôme national, organisé autour d’épreuves terminales et anonymes, 1er grade universitaire ouvrant droit à l’inscription dans la filière universitaire de son choix :

Abrogation de la loi ORE !

Abandon du projet de « réforme » du lycée et du Bac !

« Ne touchez pas au Baccalauréat ! »

Rencontre nationale samedi 17 mars à 14h à Paris

dans l’amphithéâtre situé au 48 boulevard Jourdan, 75014 PARIS

Accès par Cité Universitaire (RER B), Porte d'Orléans (Métro 4) ou Montsouris (Tram 3a)

Si vous souhaitez participer à la rencontre nationale, vous voudrez bien le confirmer par mail à : manifestecole@gmail.com

Signez en ligne l’appel « Ne touchez pas au Baccalauréat » : en cliquant ICI

Facebook (lien simplifié) : http://bit.ly/2DQJ9bC

Twitter : https://twitter.com/Manifeste_Ecole

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Pour soutenir financièrement le manifeste :

FAITES UN DON AU MANIFESTE, en cliquant ICI

(Anonyme, compris entre 0,50 et 250 €)

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Communiqué de presse

Téléchargez le communiqué en PDF en cliquant ICI

 NE TOUCHEZ PAS AU BACCALAURÉATdiplôme national, organisé autour d’épreuves terminales et anonymes, 1ergrade universitaire ouvrant droit à l’inscription dans la filière universitaire de son choix ! A lire ICI

Lancé le mardi 16 janvier, l’appel recueille déjà plus de 600 signatures en une semaine !

Première conférence de presse lundi 22 janvier

(CAFÉ URBAIN, 118 avenue de Flandre, 75019 PARIS).

Lors de cette conférence de presse, initiateurs de l’appel  « Ne touchez pas au Baccalauréat », nous avons présenté cette initiative politique dans le cadre du « Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise », lancé en mars 2016. Le Manifeste regroupe aujourd’hui plus de 1200 signataires publics (enseignants du premier degré, du second degré, universitaires, parents d’élèves, jeunes, syndicalistes, élus…) et deux conférences nationales ont déjà été organisées en novembre 2016 à Paris et octobre 2017 à Marseille.

De notre point de vue, le baccalauréat, examen national organisé en épreuves terminales et anonymes, est la clé de voûte de toute l’école publique, laïque et nationale parce qu’il exige des programmes et des horaires nationaux à tous les niveaux. Cette question concerne tout le monde et notre initiative vise à regrouper largement enseignants, jeunes, parents, syndicalistes, indépendamment de leurs engagements par ailleurs, sur des objectifs communs :

- le maintien d’un bac national, avec des épreuves ponctuelles et anonymes, comme premier grade universitaire permettant l’accès à la filière de son choix à l’université, garant du principe républicain d’égalité,

- l’abandon des projets gouvernementaux visant à instaurer le contrôle continu et la sélection à l’université  (loi ORE, « réforme » du lycée et du Bac)

- le refus de faire des enseignants des auxiliaires de la sélection avec l’élaboration des « fiches-avenir » au lycée et des « attendus » de chaque filière à l’université, les réflexions se mettant en place avant même que le texte soit adopté !

Il s’agit d’aider à l’organisation du mouvement d’indignation et de rejet qui s’exprime dans de nombreux établissements pour faire reculer le gouvernement. Cela signifie clarifier les enjeux de ces réformes, donc les lier à l'ensemble des mesures visant à détruire l’école publique et l’accès à l’instruction pour tous. C’est pourquoi nous avons également lancé un appel contre l’inclusion scolaire sauvage en septembre 2017.

Il s’agit de se rassembler pour reconquérir l’école que nous voulons pour les enfants du peuple : celle qui transmet des savoirs certifiés par des diplômes nationaux et des qualifications reconnus par les conventions collectives, une école  instruit et émancipe tous les enfants !

Jack LEFEBVRE, syndicaliste enseignant, Yvelines ; Martine DUPUY, conseillère pédagogique retraitée, Marseille ; Marc MOUHANNA, enseignant en philosophie, syndicaliste, Seine-Saint Denis ; Olivier LONG, Maître de conférences, Faculté des arts, université Paris1 Panthéon-Sorbonne ; Alain PARRAU, Chargé de cours à Paris 7.

Nous vous demandons de bien vouloir relayer l’appel en défense du Bac dans votre journal avec le site du manifeste où il peut être signé en ligne (manifestecole.fr) et nous sommes à votre disposition pour vous donner toute précision utile lors d’une rencontre ou d’un entretien téléphonique.

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Appels et initiatives

 

MANIFESTE POUR LA RECONQUÊTE D'UNE ÉCOLE QUI INSTRUISE. ​A lire ICI

* La première réunion nationale, le 12 novembre 2016 à Paris, adopte l'appel : "Briser le consensus pour combattre l'effondrement en cours". A lire ICI

* La deuxième rencontre nationale, le samedi 14 octobre à Marseille, adopte : une "Lettre aux signataires". A lire ICI

Dans le cadre du Manifeste pont été adoptés deux autres appels  que vous pouvez aussi signer en ligne sur ce site :

 IL FAUT STOPPER L'INCLUSION SCOLAIRE « SAUVAGE » pour rendre leurs droits aux enfants handicapés. A lire ICI

 NE TOUCHEZ PAS AU BACCALAURÉAT, diplôme national, organisé autour d’épreuves terminales et anonymes, 1ergrade universitaire ouvrant droit à l’inscription dans la filière universitaire de son choix ! A lire ICI

 

 

Pour tout contact, pour envoyer vos contributions  : manifestecole@gmail.com