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Manifeste pour la reconquête d'une école qui instruise

Le Manifeste vise à regrouper tous ceux qui veulent en finir avec l'entreprise de destruction systématique de l'école qui instruit et émancipe !

Sur le site : les appels adoptés, les initiatives et les bulletins rassemblant les contributions à la discussion.

***

ANNONCE

Meeting ouvert à toutes et à tous

« Combattre ensemble la politique actuelle de destruction de l’enseignement public ! »

le samedi 26 janvier 2019

à partir de 14h

à La Bellevilloise,

19-21 rue Boyer, 75020 PARIS

Annonce à télécharger en pdf ICI

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Mobilisation des lycéens et des étudiants, grèves des enseignants, indignation générale devant la répression terrible qui s’abat sur la jeunesse : tout dans la situation actuelle témoigne du rejet profond et général de la politique du gouvernement Macron-Philippe dans l’enseignement ; partout se manifeste la volonté de combattre les réformes Blanquer et Vidal qui démantèlent l’école et l’université publiques et qui anéantissent leur mission fondamentale : offrir à toutes et à tous la possibilité et les moyens d’acquérir des connaissances, des qualifications et des diplômes nationaux reconnus ; donner à la jeunesse l’accès aux instruments de l’émancipation.

Réforme du bac et du lycée, réformes concernant l’accès à l’université (loi ORE, Parcoursup, hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires et bientôt pour tous les étudiants) : ces attaques d’une violence inouïe contre l’égalité, le droit à l’instruction, le droit de ne pas être réduit à une marchandise, à une « ressource humaine », appellent une réponse à leur mesure. C’est pourquoi, engagés contre la politique actuelle de destruction de l’enseignement public, nous proposons à toutes celles et tous ceux qui sont concernés par les contre-réformes en cours et qui cherchent à les combattre de se regrouper et de participer au meeting qui se tiendra le samedi 26 janvier 2019 après-midi à la Bellevilloise à partir de 14h.

Les organisateurs, réunis le 14 décembre lors d’une conférence de presse initiée par le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise, sont :

Annabelle ALLOUCH, maître de conférences en sociologie à l’université de Picardie

Romain PUDAL, chercheur en sociologie au CNRS, membre du CA de l’ASES (Association des Sociologues du Supérieur)

Angélique DEL REY, professeur de philosophie en lycée, auteur du livre A l’école des compétences

Pierre OUZOULIAS, sénateur des Hauts-de-Seine, vice-président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication

Jérémie DAIRE, élève en classes préparatoires littéraires au lycée Michelet de Vanves

Laura CATRY, représentante des parents d’élèves de l’INJS au CA et au CVS de l’INJS, secrétaire de l’association des parents d’élèves et amis de l’INJA et INJS

Martine DUPUY, conseillère pédagogique retraitée de Marseille, membre du secrétariat d’animation du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

Jack LEFEBVRE, syndicaliste enseignant dans les Yvelines, membre du secrétariat d’animation du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

Marc MOUHANNA, professeur de philosophie en lycée en Seine-Saint-Denis, membre du secrétariat d’animation du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

Participez en nombre à ce regroupement de toutes celles et tous ceux qui cherchent à faire barrage à la politique actuelle de destruction de l’enseignement public !

Enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur, lycéens, étudiants, parents d’élèves, travailleurs, rassemblons-nous pour discuter des enjeux de ces réformes et poursuivre le combat visant à en imposer l’abrogation, en aidant à la mobilisation dans l’unité.

Nous lançons un appel à soutien financier pour le paiement de la salle. Même si vous ne pouvez pas assister au meeting, vous avez la possibilité de contribuer sur cette cagnotte en ligne.

 

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Pour soutenir financièrement le manifeste :

FAITES UN DON AU MANIFESTE, en cliquant ICI

(Anonyme, compris entre 0,50 et 250 €)

 

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CONFERENCE DE PRESSE

Communiqué à télécharger ICI

A l’initiative du secrétariat du Manifeste pour la reconquête d'une école qui instruise, nous vous invitons à une conférence de presse commune sur le thème suivant :

« Se regrouper pour combattre la politique actuelle de destruction de l’enseignement public ! »

Vendredi 14 décembre à 17h

au Comptoir du Panthéon (salle du fond)

5 rue Soufflot, 75005 PARIS

Participants :

Pierre OUZOULIAS, sénateur des Hauts-de-Seine, vice-président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication

Annabelle ALLOUCHE, maître de conférences en sociologie à l’université de Picardie

Romain PUDAL, chercheur en sociologie au CNRS, membre du CA de l’ASES (Association des Sociologues du Supérieur)

Angélique DEL REY, professeur de philosophie en lycée, auteur du livre A l’école des compétences

Jérémie DAIRE, élève en classes préparatoires littéraires au lycée Michelet de Vanves

Martine DUPUY, conseillère pédagogique retraitée de Marseille, membre du secrétariat d’animation du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

Jack LEFEBVRE, syndicaliste enseignant dans les Yvelines, membre du secrétariat d’animation du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

Marc MOUHANNA, professeur de philosophie en lycée en Seine-Saint-Denis, membre du secrétariat d’animation du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

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Après Parcoursup et la loi ORE, contre-réformes interdisant aux bacheliers de choisir la filière universitaire dans laquelle poursuivre leurs études, interdisant même purement et simplement à des milliers de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit son œuvre de destruction de l’enseignement public : aujourd'hui des mesures sans précédent sont prises pour briser tous les cadres permettant à la jeunesse de s’instruire, de s’émanciper et d’acquérir des droits. La réforme du bac et du lycée crée une école territorialisée qui met fin au caractère national et égalitaire du baccalauréat ; elle instaure des parcours « à la carte », reléguant les savoirs à la marge, malgré les déclarations d’intention du ministre Blanquer. Dans les universités, l’arrêté sur la licence va dans le même sens : marginalisation des savoirs, territorialisation et individualisation du diplôme, disparition du cadre national au profit d’une mise en concurrence des établissements génératrice d’inégalités. Les annonces du CAP2022 couronnent cette entreprise de dénaturation du service public d’enseignement en y introduisant la logique de management et de gestion des entreprises privées, tournée vers le profit et la rentabilité. Aujourd’hui les annonces concernant l’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers indignent et révoltent tout le monde, et ne sont qu’une première étape vers l’augmentation de ces frais pour tous les étudiants dans un proche avenir.

Or, nombreux sont ceux qui refusent de laisser passer ces réformes : déjà mobilisés l’année dernière, les enseignants, du secondaire comme du supérieur, rejettent massivement ces mesures qui n’ont d’autre objectif que de démanteler l’enseignement public, celui-ci ayant vocation à offrir à toutes et à tous un accès au savoir et à des diplômes nationaux, reconnus et porteurs de droits ; les parents d’élèves se sont opposés à une politique qui conduit l’école à délaisser leurs enfants et à les jeter dans l’arène de la concurrence généralisée ; la jeunesse a tenté et tente encore aujourd'hui par tous les moyens d’exprimer son refus d’être privée d’avenir et ce, malgré les mesures de répression indignes, violentes et révoltantes auxquelles elle est confrontée.

Le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise, initiateur de l’appel « Ne touchez pas au Baccalauréat ! » ayant rassemblé plus de 1600 signatures, a réuni dans son bulletin n°10 (qui va paraître lundi 10 décembre 2018) les contributions de diverses personnalités de l’université, de l’enseignement secondaire et du primaire, du champ politique, de la jeunesse, etc., qui considèrent que les contre-réformes du gouvernement dans l’enseignement sont inacceptables. Ces personnalités qui durant l’année précédente se sont engagées dans la lutte contre Parcoursup et la loi ORE se rassemblent aujourd'hui pour affirmer que le combat est plus que jamais nécessaire. On ne saurait sacrifier les aspirations de la jeunesse sur l’autel de la déréglementation et des intérêts privés !

 

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C O M M U N I Q U É

Combattre l’effondrement en cours.

A télécharger en pdf ICI

L’offensive contre le baccalauréat annonce une offensive d’ampleur contre le droit à l’instruction égal pour tous.

L’année 2018/2019 doit être pour le gouvernement l’année de la mise en œuvre complète de la contre-réforme du baccalauréat. Plus de 2 000 enseignants, parents et jeunes ont signé l’appel lancé par le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise. 2 000 signataires exprimant la volonté majoritaire de préserver le baccalauréat, véritable clef de voûte de l’Éducation nationale. 2000 signataires exprimant la claire conscience qu’une fois le baccalauréat détruit, les vannes s’ouvriraient pour démanteler l’école publique et son caractère national. En ce dimanche 2 septembre, veille de la rentrée scolaire pour des millions de jeunes qui aspirent à apprendre et à acquérir des diplômes, la réalité des chiffres, sur le site Parcoursup, confirme qu’un démantèlement profond de l’école de la République est engagé.

La ministre Vidal peut bien se vouloir rassurante, la réalité est tout autre.

Ce 2 septembre, les chiffres officiels indiquent ainsi que sur les 812 047 candidats inscrits sur Parcoursup en début d’année :

  • 174 728 ont « quitté Parcoursup ». Si environ 90 000 d’entre eux ont échoué au baccalauréat, qu’en est-il des près de 85 000 restants ? Qu’en est-il de tous ces jeunes qui, découragés, ont abandonné tout espoir de poursuivre des études ?
  • 42 048 sont considérés comme « inactifs ». Traduisons : refusés dans toutes les formations qu’ils souhaitaient, ils n’ont accepté, depuis le 26 juin dernier, ni d’émettre d’autres vœux « au rabais », ni de contacter des commissions rectorales pour avoir « une place » n’importe où, c’est-à-dire dans n’importe quelle filière ou n’importe quelle ville en France.
  • 10 838 sont considérés comme « actifs » parce que bien qu’ils aient fait les démarches ci-dessus, ils n’ont toujours aucune place nulle part.
  • 74 973 ont certes un accord sur l’un de leur vœu, mais attendent toujours un « oui » sur un vœu préférentiel.

La propagande gouvernementale ne peut effacer ces situations terribles de dizaines de milliers de jeunes bacheliers placés devant une impasse, à qui l’on retire le droit de s’inscrire dans l’université et la filière de leur choix. Elle ne peut masquer le sort fait à ces jeunes de banlieue parisienne à qui l’on défend de franchir le périphérique, à ces jeunes qui, informés au dernier moment de leur affectation, n’auront pas les moyens de répondre aux exigences financières que celle-ci entraîne…

Les faits sont là : le gouvernement prive la jeune génération de son droit à s’instruire et à obtenir un diplôme national. Parcoursup interdit ainsi à des dizaines de milliers de jeunes de s’inscrire à l’université. Pour la première fois depuis 1945, le nombre d’étudiants cesserait d’augmenter et risque même de diminuer.

Le ministre Blanquer veut franchir un pas cette année…

Qu’en serait-il si les réformes du gouvernement étaient maintenues : la réforme du baccalauréat – avec l’introduction massive du contrôle continu transformant ce diplôme national, premier grade universitaire, en chiffon de papier local – et la réforme du lycée – organisant l’explosion de l’école basée sur des programmes et horaires nationaux ?


Qu’en serait-il si le gouvernement mettait en œuvre ses annonces de démantèlement des statuts des enseignants, statuts nationaux dont on sait qu’ils sont garants de l’égalité républicaine ? S’il mettait en place ses projets de transformation de l’école maternelle en jardin d’enfants, de regroupement d’écoles élémentaires sous la tutelle des collèges et des intercommunalités ?

Qu’en serait-il si le ministre Blanquer parvenait à diriger toute l’Éducation nationale par l’évaluation, avec la création d’une instance d’évaluation des établissements scolaires au premier semestre 2019 et l’instauration de contrats d’objectifs pour les écoles ?

Dans les pays où les « évaluations » pilotent le système éducatif, cela s’est traduit par un creusement des inégalités sociales et entre établissements, accompagné d’un effondrement des contenus. L’enseignement a alors tendance à se réduire à la seule préparation des tests : « réussir les tests » devient l’unique objectif et supplante tous les autres. Les enseignants sont transformés, de concepteurs et acteurs de leur enseignement, en agents d’application des injonctions gouvernementales à l’aide d’outils informatisés.

Qu’en serait-il si le ministre Blanquer démantelait l’enseignement professionnel public en développant l’apprentissage, y compris au sein des lycées professionnels ?

Comment une telle situation est-elle possible ?

L’explication est donnée par le ministre Blanquer lui-même : « la réforme du bac est la preuve qu’il est possible d’obtenir un consensus… les consultations menées auprès de 40 000 lycéens et de l’ensemble des acteurs ont été cruciales » (interview à Paris Match du 29 août 2018).

Mais rien n’est encore joué…

À tous les niveaux, la résistance cherche à s’organiser.

Un syndicat de chefs d’établissement dénonce : « La carte académique des enseignements de spécialité de Première ne sera connue qu’en janvier 2019, le conseil de classe devant prononcer un avis sur les intentions de vœux des élèves (de seconde) dès le 2e trimestre. Entretemps, chaque lycée aura à construire les combinaisons possibles des enseignements de spécialité, à en informer les familles, à en déduire la répartition de la DGH et ses incidences sur les postes. […] Comment un seul professeur principal de Seconde pourra accompagner les élèves et leurs familles dans des choix qui vont... impacter les vœux dans Parcoursup et l’orientation postbac ? »

Au moment où le gouvernement tergiverse, diffère ou reporte certains projets, il y a urgence à tout mettre en œuvre pour imposer l’abandon de ces réformes et en premier lieu la réforme du baccalauréat, Parcoursup et la loi ORE, conditions pour sauver l’école républicaine et défendre le droit à l’instruction pour la jeune génération.

Le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise, considère que plus que jamais, « nous sommes devant une étape majeure : ou bien une école qui transmet des savoirs certifiés par des diplômes nationaux et des qualifications reconnus dans les conventions collectives et le code du travail ; ou bien une école des compétences, de la déqualification au service de la dérèglementation, éclatée en projets éducatifs de territoire, pour une société sans droits et sans règles, sauf celle du profit. »

Nous appelons tous ceux qui rejettent les orientations mises en place, qui veulent défendre le droit à l’instruction, à se regrouper autour du Manifeste et à le faire signer.


Le 2 septembre 2018

 

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Parcours Sup : une arme contre le droit à l'instruction égal pour tous qui doit être défaite !

COMMUNIQUÉ DU 28 MAI 2018

Téléchargez le communiqué en PDF en cliquant ICI

Des centaines de milliers de lycéens privés du droit de poursuivre leurs études

dans la filière universitaire de leur choix !

Dimanche 27 mai, le « tableau de bord » officiel de ParcourSup annonce que 311.452 élèves de Terminale n’ont toujours reçu aucune proposition de place correspondant à l’un de leurs vœux formulés au mois de mars. 357 028 élèves ont reçu au moins une proposition d’admission mais ne l’ont pas définitivement acceptée. Compte tenu du mécanisme aveugle de ParcourSup et de l’impossibilité de hiérarchiser ses vœux, ces propositions d’admission correspondent très souvent à des vœux faits par défaut, et non à des orientations réellement souhaitées. A cela s’ajoute que le système ParcourSup fait peser sans cesse la menace de « tout perdre » en cas de mauvaise manipulation dans la validation.

La preuve est faite…

Le détail des résultats donnés dans des témoignages qui s’accumulent permet de mesurer l’ampleur des drames qui se nouent. Ils expriment la détresse de dizaines de milliers de jeunes, qui se sentent aujourd’hui totalement dépossédés de leur avenir.

Dans une classe de Terminale STMG de Seine Saint Denis, 90% des élèves n’ont ainsi eu aucun « Oui » ! Autrement dit, 90% de ces élèves ne se voient proposer aucune perspective… à quelques jours des premières épreuves du Baccalauréat ! Une très bonne élève de Terminale S d’un autre lycée de ce département a reçu une proposition pour la faculté de Médecine de Paris Diderot, pourtant réputée sélective, mais se retrouvait ce vendredi 25 mai reléguée au 2293ème rang pour une licence de « Sciences de la Vie, sciences du vivant » dans la même faculté qui n’offre que 201 places !

Au lycée Victor Hugo de Marseille :

D : « Je suis refusée partout ! Je suis 749ème sur 1489, juste pour aller à la fac d’éco ! Si je dois redoubler, ce sera pour quoi faire si je suis encore refusée ? Franchement, je suis complètement découragée ! »

L : « Moi je suis 1138ème sur 1844 pour aller à la fac de sciences. J’ai fait un bac S pour faire médecine, je suis sur la liste d’attente alors que des copains qui ont fait ES ont été acceptés ! C’est pire qu’APB ! »

M : « C’est totalement inégalitaire. Certains ont 4 ou 5 de moyenne et sont retenus, d’autres ne le sont pas malgré un bon dossier. En réalité, c’est complètement aléatoire ! »

A la place du tirage au sort, inacceptable, le gouvernement met en place la sélection généralisée, alors que chaque bachelier aurait pu trouver une place dans le supérieur avec la création de quelques milliers de postes.

Preuve est donc faite que ParcourSup est l’outil de la sélection basée sur l’arbitraire et le tri social. Preuve est faite que ParcouSup ne règle rien, bien au contraire. La loi ORE organise la remise en cause du droit d’accéder à l’université pour les bacheliers. Elle vise à rendre impossible à des milliers de lycéens la poursuite d’études.

Parcoursup est une machine à trier selon des critères locaux, une machine à accabler, à encourager des « choix par défaut » vers des études non désirées, une machine à jeter des milliers d’élèves hors des études supérieures et à les priver de la possibilité d’obtenir des diplômes !

Quelles que soient les « évolutions » des propositions faites par ParcourSup aux lycéens, l’essentiel pour le gouvernement est là :

  • rompre avec les garanties données par le Baccalauréat qui, comme premier grade universitaire, ouvrait droit à s’inscrire dans la filière universitaire de son choix ;
  • montrer de façon éclatante que le « droit » de poursuivre ses études au-delà du Baccalauréat est conditionné à l’acceptation des présidents d’université désormais autorisés à définir leurs critères, fixer leurs capacités maximales d’accueil, constituer leurs « files d’attente » ;
  • affaiblir le service public de l’éducation en instaurant des logiques absurdes de fonctionnement destinées à justifier, ici comme ailleurs, des privatisations à venir.

S’efforçant d’empêcher toute opposition à cette logique aléatoire et injuste, à cette politique destructrice des droits, le ministre Blanquer annonce cette même semaine la publication imminente au Journal Officiel des projets de textes instaurant le contrôle continu au Baccalauréat, dont la valeur dépendra du lycée dans lequel il aura été préparé, et la « réforme » des lycées qui enterre les programmes et horaires nationaux au profit d’une organisation locale, donc territorialisée et inégalitaire, des enseignements.

Corollaire de la destruction du lycée et du baccalauréat, qui est la clé de voûte de toute l’école publique laïque et nationale, l’objectif de Parcoursup est de livrer des milliers de jeunes à l’exploitation patronale sans limite ou au chômage !

Preuve est donc faite que seul le rétablissement du Baccalauréat comme diplôme national garantissant le droit à s’inscrire dans la filière et l’université de son choix rétablira le droit à l’instruction égal pour tous. C’est le combat que s’assigne le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise.

Aujourd’hui rien n’est encore joué.

Dès l’annonce des résultats partout se sont exprimées et s’expriment l’indignation et la colère des lycéens, de leurs familles, leur volonté de mettre à bas ce dispositif inacceptable.

Le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise qui, depuis plusieurs mois, mène campagne contre l’ensemble des mesures du gouvernement, toutes indissociables les unes des autres (Loi ORE, ParcourSup, Contrôle continu au Bac et réforme du lycée), apporte tout son soutien aux lycéens, aux étudiants, aux familles, aux enseignants qui cherchent à s’organiser et à combattre ces réformes avec leurs organisations. Il condamne avec la plus grande vigueur la volonté affichée du gouvernement de terroriser les jeunes en utilisant la répression sauvage, comme il l’a fait en arrêtant plus d’une centaine de lycéens au lycée Arago de Paris et en en traduisant un très grand nombre devant les tribunaux en comparution immédiate, alors que ces élèves n’avaient fait qu’exprimer pacifiquement leur désarroi et leur colère.

Le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise, qui s’est fixé dès sa création l’objectif « de contribuer à clarifier les enjeux pour aider à la mobilisation en cours », appuie toute initiative présente et à venir allant dans le sens de la satisfaction des revendications urgentes :

  • Abrogation de la loi ORE instaurant la sélection à l’entrée à l’université via ParcourSup
  • Garantie pour tous les lauréats du Baccalauréat d’avoir accès à la filière universitaire de leur choix !
  • Défense du Baccalauréat comme 1er grade universitaire, organisé avec des épreuves terminales, ponctuelles, nationales, anonymes
  • Retrait des projets de réforme du Bac et du lycée. Non au contrôle continu !
  • Création de toutes les places nécessaires dans les universités***

***

Rencontre nationale samedi 17 mars à 14h à Paris

La 3e rencontre nationale du 17 mars organisée par le Manifeste pour la reconquête de l'école qui instruise autour de l'appel Ne touchez pas au Baccalauréat, a réuni à la tribune comme dans l'assemblée toutes celles et tous ceux qui sont concernés par les réformes en cours (enseignants du primaire, du secondaire, enseignants-chercheurs de l'université, lycéens, étudiants, parents d'élève, travailleurs).
 
A l'issue de cette rencontre, un appel (A lire ICI) fut adopté à l'unanimité des 160 personnes présentes dans l'assemblée.
 
Le constat est clair : Impossible de laisser faire !
Une conclusion s'impose : nous devons nous adresser à tous pour être entendus, pour faire en sorte que le Baccalauréat ne disparaisse pas sous les coups du gouvernement et que ce combat essentiel ne soit pas laissé de côté. Partout, dans les établissements, les services, les ateliers, sur tous nos lieux de travail et dans les manifestations, faisons signer massivement la pétition. A lire ICI  - télécharger ICI

 

COMMUNIQUÉ DU 12 MARS 2018

Téléchargez le communiqué en PDF en cliquant ICI

Le ministre publie les projets de texte d’application de la réforme du baccalauréat

Impossible de laisser faire !

Non au contrôle continu ! Ne touchez pas au baccalauréat !

Le ministre Blanquer vient de publier les premiers projets de texte réglementaires visant à appliquer son projet de réforme du baccalauréat et du lycée qui seront examinés au Conseil Supérieur de l’Education du 21 mars.

Le ministre commence par publier les textes sur le baccalauréat. C’est l’aveu que la « réforme » du baccalauréat est la condition de la réforme du lycée et de la sélection à l’université.

Ces premiers textes introduisent le contrôle continu dans l’examen du baccalauréat. C’est l’aveu que l’introduction du contrôle continu est le cœur de la réforme du baccalauréat, clef de voûte de tout le système éducatif.

Nous publions un extrait de ces textes.

Code de l’éducation actuel

Projet Blanquer

Notre commentaire

Article D.334-4 :

L’examen du baccalauréat comprend des épreuves obligatoires et des épreuves facultatives. […]

Article D. 334-4

[…] L’évaluation des enseignements obligatoires repose sur des épreuves terminales et sur des épreuves de contrôle continu tout au long du cycle terminal. […]

  

Le projet Blanquer introduit le « contrôle continu » qui n’existait pas jusque-là.

Article D.334-9 :

Au cours des épreuves de l’examen du baccalauréat général organisées à la fin de l’année scolaire, les membres du jury ne peuvent pas examiner leurs élèves de l’année en cours.

Les épreuves écrites sont corrigées sous couvert de l’anonymat.

 

Le jury délibère sans avoir connaissance des nom et prénom du candidat ainsi que du nom de son établissement d’origine.

Article D.334-9 :

 Au cours des épreuves de l’examen du baccalauréat général organisées à la fin de l’année scolaire, les membres du jury ne peuvent pas examiner leurs élèves de l’année en cours.

 

Les épreuves terminales écrites et les épreuves communes de contrôle continu sont corrigées sous couvert de l’anonymat.

Le jury délibère sans avoir connaissance des nom et prénom du candidat ainsi que du nom de son établissement d’origine.

 

  

Le projet ne mentionne pas les épreuves passées en contrôle continu, pourtant introduites par l’article précédent. Un enseignant pourrait donc avoir à « examiner » ses propres élèves.

Les épreuves écrites passées en contrôle continu mais qui ne sont pas « des épreuves communes » peuvent être corrigées sans « l'anonymat » .

Et pour le grand oral ?

A partir du moment où il y aurait des règles différentes pour le contrôle continu d’un établissement à l’autre, cette règle est vidée de son contenu.

 
Notre rencontre aura pour objet de réaffirmer la revendication qui nous rassemble : "Ne touchez pas au Baccalauréat ! Non au contrôle continu". Elle aura pour objet de réaffirmer qu'en défendant le Baccalauréat, nous défendons un acquis, nous défendons le droit pour les jeunes d'étudier dans la filière universitaire de leur choix, nous défendons l'existence de diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, nous défendons le droit pour les jeunes générations d'avoir accès à une instruction basée sur des programmes et horaires nationaux...

Mais elle aura aussi pour objet, à partir de notre regroupement, de décider des initiatives à prendre pour défendre le bac et d'être ainsi partie prenante du mouvement d'ensemble qui cherche à résister à l'offensive généralisée en cours contre tous les droits et les acquis.

 

COMMUNIQUÉ DU 20 FÉVRIER 2018

 Téléchargez le communiqué en PDF en cliquant  ICI

Ne touchez pas au Baccalauréat !

Avec l’adoption du projet de loi ORE et le projet de « réforme » Blanquer du Baccalauréat et du lycée, le ministre renforce son offensive contre le Baccalauréat, 1er grade universitaire, diplôme national organisé autour d’épreuves nationales, terminales, anonymes !

Loin d’avoir atténué les conclusions du rapport Mathiot, le ministre Blanquer a présenté le mercredi 14 février un projet de réforme qui, conjugué à l’adoption de la loi ORE (orientation et réussite des étudiants) le 15 février par le parlement, constitue une véritable déflagration menaçant toute l’école de la République :

  • L’introduction massive du contrôle continu et la mise en place d’ « enseignements à la carte » détruit en effet le Baccalauréat National, auquel est substitué un « Bac Maison », à savoir un Bac différent d’un lycée à l’autre, d’un élève à l’autre… Dans le même temps, la loi ORE instaure la sélection pour répondre aux contraintes budgétaires des universités autorisées à fixer des « capacités maximales d’accueil ». Le Bac était avant cette loi un acquis garantissant à tous les jeunes bacheliers, quel que soit le quartier dans lequel ils vivent, le droit de s’inscrire dans la filière universitaire de leur choix. Il pourra d’autant moins le redevenir s’il devient local. Avec la loi ORE, l’accès à l’université dépend en effet de « la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation antérieure et ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation. » (Article 1er de la loi ORE). Le Bac devient un chiffon de papier.
  • Ce projet de contre-réforme fait suite à toutes celles des gouvernements antérieurs concernant l’Education Nationale : réforme dite « Chatel » des lycées, réforme des rythmes scolaires, réforme des collèges pour citer les dernières. Elle s’inscrit donc dans la continuité des politiques menées par les différents gouvernements de la Vème République et dénoncée dans le Manifeste pour la Reconquête d’une école qui instruise, lequel de fait garde sa pleine actualité.
  • Mais ce projet de contre-réforme Blanquer constitue un pas qualitatif certain dans le démantèlement de l’école de la République, source d’égalité des droits. Jusqu’à présent clé de voûte de l’école publique, le Bac national oblige l’Etat à garantir à chaque élève, indépendamment de son lieu de résidence, donc indépendamment de son appartenance à telle ou telle classe sociale, de recevoir, pour une filière donnée (S, ES, L), la même instruction avec le même programme, avec des professeurs affectés dans chaque lycée pour chaque matière faisant l'objet d'une épreuve au Bac. Avec le projet Blanquer, c’est l’élève qui porterait la responsabilité de construire son parcours en fonction de ce que chaque lycée décidera de proposer dans le cadre des moyens qui lui seront affectés. C’est l’élève qui porterait donc la responsabilité de ne pas répondre aux attendus fixés par les filières universitaires, et serait dès lors considéré comme responsable de sa non-sélection.

C’est la porte ouverte à une véritable inégalité entre les élèves, suivant leur origine sociale, leur lieu d’habitation et de scolarisation. C’est la porte ouverte à une pleine application de la loi ORE dont l’objet est, par la sélection, d’interdire à des milliers de jeunes l’accès à l’université et à la filière universitaire de leur choix.

  • Ce projet de contre-réforme fait voler en éclat l’année scolaire : en terminale, les dernières épreuves de contrôle continu auraient lieu en décembre. Une fois qu'une matière a été évaluée, on ne va plus en cours. A partir de janvier, il ne restera plus que 3 matières : les 2 matières choisies comme spécialité évaluées nationalement fin avril et la philosophie en juin. il y aurait des mois entiers de cours remis en question, des milliers d’heures de cours disparaîtraient. Ce projet de contre-réforme ne pourra donc qu’entraîner suppressions de postes et remise en cause totale des statuts particuliers nationaux des enseignants

Le secrétariat d’animation du Manifeste pour la Reconquête d’une école qui instruise décide d’organiser une rencontre nationale autour de l’appel « Ne touchez pas au Baccalauréat ».

Enseignants, lycéens, étudiants, parents, salariés, syndicalistes, élus… : nous sommes tous concernés ! C’est pourquoi nous nous adressons à tous.

Impossible de laisser faire !

Pour la défense du Baccalauréat comme diplôme national, organisé autour d’épreuves terminales et anonymes, 1er grade universitaire ouvrant droit à l’inscription dans la filière universitaire de son choix :

Abrogation de la loi ORE !

Abandon du projet de « réforme » du lycée et du Bac !

« Ne touchez pas au Baccalauréat ! »

Rencontre nationale samedi 17 mars à 14h à Paris

dans l’amphithéâtre situé au 48 boulevard Jourdan, 75014 PARIS

Accès par Cité Universitaire (RER B), Porte d'Orléans (Métro 4) ou Montsouris (Tram 3a)

Si vous souhaitez participer à la rencontre nationale, vous voudrez bien le confirmer par mail à : manifestecole@gmail.com

Signez en ligne l’appel « Ne touchez pas au Baccalauréat » : en cliquant ICI

Facebook (lien simplifié) : http://bit.ly/2DQJ9bC

Twitter : https://twitter.com/Manifeste_Ecole

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Pour soutenir financièrement le manifeste :

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(Anonyme, compris entre 0,50 et 250 €)

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Communiqué de presse

Téléchargez le communiqué en PDF en cliquant ICI

 NE TOUCHEZ PAS AU BACCALAURÉATdiplôme national, organisé autour d’épreuves terminales et anonymes, 1ergrade universitaire ouvrant droit à l’inscription dans la filière universitaire de son choix ! A lire ICI

Lancé le mardi 16 janvier, l’appel recueille déjà plus de 600 signatures en une semaine !

Première conférence de presse lundi 22 janvier

(CAFÉ URBAIN, 118 avenue de Flandre, 75019 PARIS).

Lors de cette conférence de presse, initiateurs de l’appel  « Ne touchez pas au Baccalauréat », nous avons présenté cette initiative politique dans le cadre du « Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise », lancé en mars 2016. Le Manifeste regroupe aujourd’hui plus de 1200 signataires publics (enseignants du premier degré, du second degré, universitaires, parents d’élèves, jeunes, syndicalistes, élus…) et deux conférences nationales ont déjà été organisées en novembre 2016 à Paris et octobre 2017 à Marseille.

De notre point de vue, le baccalauréat, examen national organisé en épreuves terminales et anonymes, est la clé de voûte de toute l’école publique, laïque et nationale parce qu’il exige des programmes et des horaires nationaux à tous les niveaux. Cette question concerne tout le monde et notre initiative vise à regrouper largement enseignants, jeunes, parents, syndicalistes, indépendamment de leurs engagements par ailleurs, sur des objectifs communs :

- le maintien d’un bac national, avec des épreuves ponctuelles et anonymes, comme premier grade universitaire permettant l’accès à la filière de son choix à l’université, garant du principe républicain d’égalité,

- l’abandon des projets gouvernementaux visant à instaurer le contrôle continu et la sélection à l’université  (loi ORE, « réforme » du lycée et du Bac)

- le refus de faire des enseignants des auxiliaires de la sélection avec l’élaboration des « fiches-avenir » au lycée et des « attendus » de chaque filière à l’université, les réflexions se mettant en place avant même que le texte soit adopté !

Il s’agit d’aider à l’organisation du mouvement d’indignation et de rejet qui s’exprime dans de nombreux établissements pour faire reculer le gouvernement. Cela signifie clarifier les enjeux de ces réformes, donc les lier à l'ensemble des mesures visant à détruire l’école publique et l’accès à l’instruction pour tous. C’est pourquoi nous avons également lancé un appel contre l’inclusion scolaire sauvage en septembre 2017.

Il s’agit de se rassembler pour reconquérir l’école que nous voulons pour les enfants du peuple : celle qui transmet des savoirs certifiés par des diplômes nationaux et des qualifications reconnus par les conventions collectives, une école  instruit et émancipe tous les enfants !

Jack LEFEBVRE, syndicaliste enseignant, Yvelines ; Martine DUPUY, conseillère pédagogique retraitée, Marseille ; Marc MOUHANNA, enseignant en philosophie, syndicaliste, Seine-Saint Denis ; Olivier LONG, Maître de conférences, Faculté des arts, université Paris1 Panthéon-Sorbonne ; Alain PARRAU, Chargé de cours à Paris 7.

Nous vous demandons de bien vouloir relayer l’appel en défense du Bac dans votre journal avec le site du manifeste où il peut être signé en ligne (manifestecole.fr) et nous sommes à votre disposition pour vous donner toute précision utile lors d’une rencontre ou d’un entretien téléphonique.

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Appels et initiatives

 

MANIFESTE POUR LA RECONQUÊTE D'UNE ÉCOLE QUI INSTRUISE. ​A lire ICI

* La première réunion nationale, le 12 novembre 2016 à Paris, adopte l'appel : "Briser le consensus pour combattre l'effondrement en cours". A lire ICI

* La deuxième rencontre nationale, le samedi 14 octobre à Marseille, adopte : une "Lettre aux signataires". A lire ICI

Dans le cadre du Manifeste pont été adoptés deux autres appels  que vous pouvez aussi signer en ligne sur ce site :

 IL FAUT STOPPER L'INCLUSION SCOLAIRE « SAUVAGE » pour rendre leurs droits aux enfants handicapés. A lire ICI

 NE TOUCHEZ PAS AU BACCALAURÉAT, diplôme national, organisé autour d’épreuves terminales et anonymes, 1ergrade universitaire ouvrant droit à l’inscription dans la filière universitaire de son choix ! A lire ICI

 

 

Pour tout contact, pour envoyer vos contributions  : manifestecole@gmail.com